
L'Ethnomarketing est un emprunt à l'ethnographie, qui représente l'étude descriptive des peuples et des groupes humains, de méthodes d'étude de comportement du consommateur.
En effet, Olivier Badot explique que : « c'est afin d'affiner l'observation des pratiques des offreurs et des consommateurs, en s'approchant le plus près possible de leurs micro-comportements variés et changeants, que le personnel marketing recourt, depuis peu, à des approches empruntant aux méthodes des ethnographes et des ethno méthodologues regroupés sous la dénomination d'ethnomarketing ».
En faite, l'ethnomarketing est de plus en plus présent dans notre société de consommation. Ainsi, de nouveaux marchés ont tendance à émerger, ciblant des groupes d'appartenance distincts. Dès lors, le phénomène hallal est devenu un secteur en plein boum.
Hors promotions, on remarque généralement trois rayons où les produits alimentaires hallal sont disponibles, à savoir la boucherie, l'épicerie et le surgelé.
Mais, les produits hallal sont minoritaires et occupent une petite place dans les linéaires (environ 1 mètre par rayon). Ils ne sont pas mis en valeur et sont peu repérables (pas de balisage ou d'indication) et l'assortiment de produits hallal proposé est étroit.
De plus, il est lieu de mentionner que même si une évolution est notée, notamment pour les plats cuisinés, la majorité des produits proposés sont bruts.
Il reste à dire que le marché est monopolisé par les marques nationales et on remarque peu d'engagement des marques de distributeurs dans ce secteur.
Enfin, la pauvreté de l'offre justifie un prix généralement plus élevé que les autres produits ordinaires et garantie de fortes marges.
Il reste que les producteurs de produit hallal sont d'un nombre encore limité, d'où de beaux jours devant eux.